Recettes
Ce que je cuisine vraiment, chez moi, pour de vrai.

Le chocolat chaud à l'orange
Une association ancienne, presque archaïque. Le zeste fait tout le travail, pas le jus.

Le lait chaud au caramel beurre salé
Cette pointe de sel qui équilibre la douceur et rend la chose difficile à refuser.

Le lait chaud cardamome-vanille
Un peu plus élaboré que le miel-cannelle, sans quitter l'esprit des boissons simples.

L'infusion pomme-cannelle
Ce parfum de tarte aux pommes qui monte dans la tasse et réchauffe avant même la première gorgée.

Le lait de poule
Ceux qui en ont bu enfant savent. Les autres hésitent, jusqu'à la première gorgée.

Le lait chaud miel-cannelle
La boisson des soirs de fièvre. On l'entendait arriver et on se sentait déjà un peu mieux.

Le chocolat chaud épais
Pas du chocolat en poudre dans du lait. Une boisson dense qui tient chaud longtemps.

Le quatre-quarts végétalien
Ni la même recette, ni une copie appauvrie. Plus moelleux, un peu plus humide, et il se conserve mieux.

La tarte aux pommes sans gluten
La preuve qu'une contrainte bien comprise devient une qualité. Ce fond légèrement amandé change tout.

Le fondant au chocolat sans beurre
Né d'une nécessité. Le résultat est si proche de l'original que je ne le signale même plus.

La tarte fine aux prunes et noisettes
Les prunes fondent sans s'effondrer et caramélisent sur les bords. En automne, je n'ajoute rien d'autre.

La tarte fine aux fruits
Elle ne cache rien : si la pâte est bien feuilletée et les fruits mûrs, c'est immédiatement beau. Sinon, rien ne compense.

Le tiramisu aux fruits rouges
Le café remplacé par un coulis acidulé. Une version d'été, quand le classique semble trop lourd.

La pavlova aux fruits de saison
Ici les fruits ne sont plus la garniture : ils sont le centre. La meringue devient le cadre.

Le riz au lait en verrine
Le même appareil, présenté autrement. Il passe du plat familial au dessert qu'on pose devant chacun.

Le marbré chocolat-citron
Une tension entre l'amertume du chocolat et l'acidité du citron. Pas une réinvention — une conversation.

Les oursons guimauve
La coque qui craque, la guimauve qui fond, le biscuit qui tient tout. Trois éléments simples, une coordination.

Les rochers chocolat-noisettes
Pas de moule, pas de forme imposée. Chaque rocher est unique, et ils disparaissent très vite.

Les barres céréales quetsches et noix de pécan
Une acidité douce, un parfum sauvage. Les matins froids et les goûters d'octobre.

Les barres granola sans cuisson
Un quart d'heure, une semaine de conservation, et elles tiennent dans la main sans s'effriter.

Les barres du cartable
Souvent la première chose qu'on fait seul en cuisine : pas de four, pas de technique, résultat immédiat.

Les truffes maison
Une ganache refroidie, roulée en boules, roulée dans le cacao. C'est tout, et ça impressionne toujours.

Le cake chocolat-noisette
Le lendemain, les arômes se sont fondus et la texture s'est stabilisée. Il gagne à attendre.

Le brownie classique
Ce n'est pas un gâteau au chocolat mal cuit. C'est une catégorie à part, avec ses propres critères.

Le far breton
Ni tarte, ni clafoutis, ni flan. Il n'essaie pas de plaire à tout le monde, et c'est son caractère.

L'île flottante
Deux textures, deux températures. Le contraste est presque théâtral pour un dessert si simple.

La crème caramel
Ce moment où le sucre bascule du doré à l'ambré en quelques secondes. Il faut être là.

La mousse au chocolat
L'un des rares desserts qu'on me réclame plutôt que je ne le propose.

La semoule au lait
Plus rapide que le riz au lait, plus immédiate. Les soirs où je ne veux pas cuisiner longtemps.

Le riz au lait de grand-mère
Une recette de lenteur. On ne peut ni la presser ni l'abandonner — et ça se sent dans le résultat.

La tarte à la rhubarbe
Mai, juin, quand les tiges rouges arrivent sur les étals. Cette acidité franche que peu de fruits ont.

La sauce caramel
On la croit difficile parce qu'on l'a ratée une fois. C'est l'une des meilleures choses à avoir dans son répertoire.

La brioche perdue
Née d'un reste, et souvent meilleure que l'original. Les dimanches lents, les goûters improvisés.

Le millefeuille simplifié
Intimidant, et décevant quand il est raté. Cette version simplifie sans trahir.

La charlotte aux fraises
Les anniversaires de mai et juin, quand les fraises sont à leur apogée. L'effet est presque théâtral.

La tarte au citron meringuée
Un dessert en trois actes. Chaque élément a son caractère, et c'est leur réunion qui fait tout.

Le tiramisu
Je le prépare toujours la veille. Il se bonifie pendant que je dors, et c'est très pratique.

La pavlova
Elle a l'air fragile et elle est en fait très indulgente. À condition de savoir ce qu'on cherche.

La brioche tressée
Ce qui intimide, ce n'est pas la technique. C'est la patience. Une fois ça compris, tout change.

Le flan pâtissier
Celui de la boulangerie du quartier, acheté en part unique un mardi après-midi. J'ai mis des années à le refaire.

La tarte poire amandine
Elle a l'allure d'un dessert de pâtissier et la solidité d'une recette de famille.

Le crumble du soir d'automne
La recette que je fais quand je n'ai pas le temps d'une tarte. Et qui plaît souvent autant.

Le clafoutis du cerisier
Il n'existe vraiment qu'en juin et juillet. Je le mange tiède, directement dans le plat, à la cuillère.

Les petits pains aux raisins
La spirale dorée qu'on commence toujours par le centre. Celle-là demande du temps, mais l'odeur vaut chaque minute.

La compote reine-claude et poire
La prune des étés qui sentent bon. Je la mange froide, dans un bol, avec un peu de crème à côté.

Les canelés faciles
Sa réputation intimide avant même d'essayer. En vrai, la pâte se prépare en dix minutes.

Le gâteau aux carottes
L'idée d'un légume dans un gâteau semble étrange jusqu'à la première bouchée. Après, c'est réglé.

Le gâteau au chocolat simple
Ni fondant coulant, ni moelleux aérien. Quelque chose de plus direct, avec une croûte qui craque sous la fourchette.

Les beignets au sucre
Ils n'existent vraiment que dans les premières minutes. Après, ce ne sont plus tout à fait les mêmes.

Le yaourt à boire de la récréation
Cette bouteille qu'on agitait avant d'ouvrir. J'ai fini par retrouver exactement cette texture.

La pâte à tartiner spéculoos
Trois ingrédients, dix minutes, et ce goût de gaufre de fête foraine qu'on essaie de retrouver depuis des années.

La pâte à tartiner maison
Moins sucrée, plus proche de la noisette. Une fois qu'on y a goûté, on ne revient pas vraiment en arrière.

Les crêpes fines
Les deux premières ne comptent jamais. Je les mange debout dans la cuisine, avant que les autres arrivent.

Le roulé confiture
Il faut accepter de rouler une génoise encore chaude sans savoir ce qu'on va obtenir. C'est ça, la recette.

Le sablé viennois
Ces petites vagues régulières que je cherchais à reproduire depuis l'enfance. Elles tiennent à un détail de température.

Les sablés au beurre
Ils ont l'air simples jusqu'au moment où on comprend que leur craquant tient à trois détails.

Le cake citron aux graines de pavot
Un des rares gâteaux qui gagne à attendre. Le lendemain, il est meilleur que le jour même.

Le marbré classique
Aucune tranche ne ressemble à la précédente — c'est exactement pour ça que je continue de le faire.

Le gâteau du p'tit pot de yaourt
Le premier gâteau que j'ai réussi seule, mesuré au pot de yaourt — et je m'en sers encore exactement pareil.

La tarte Tatin
Elle m'a longtemps fait peur, à cause du retournement. Une fois le geste compris, c'est redoutablement simple.

Le financier
Mon petit plaisir du dimanche matin — rapide, difficile à rater, et cette odeur de beurre noisette qui envahit la maison.

Les cookies épais
Le secret des cookies qui restent épais n'est pas un seul truc — c'est une combinaison de petits détails que j'ai appris à la dure.

La tarte aux pommes
Chaque automne j'essaie une nouvelle version. Chaque automne, je reviens à celle-ci.

Le fondant au chocolat
La recette que je fais les soirs où je n'ai pas envie de réfléchir. Cinq ingrédients, et ça marche à tous les coups.

Les madeleines
La fameuse bosse des madeleines n'est pas un tour de magie — juste un détail de température que j'ai fini par comprendre.

Le quatre-quarts traditionnel
Le premier gâteau qu'on m'a laissé faire seule, et celui que je refais encore sans réfléchir.