
Le marbré classique
Le marbré, c'est le gâteau que j'emballais dans du papier alu pour l'école, coupé en tranches épaisses, mangé sans assiette. Je le refais surtout pour la surprise du premier coup de couteau : les tourbillons ne sont jamais deux fois les mêmes.
L'erreur que j'ai longtemps faite, c'était de trop mélanger les deux pâtes au moment du marbrage. Quelques passages de couteau suffisent, pas plus — au-delà, les masses se fondent et tout le contraste disparaît.
Ingrédients
- 200 g de beurre doux, à température ambiante
- 200 g de sucre en poudre
- 200 g de farine
- 4 œufs
- 1 sachet de levure chimique
- 1 cuillère à café d'extrait de vanille
- 3 cuillères à soupe de cacao non sucré
- 2 cuillères à soupe de lait
Préparation
Préchauffez le four à 175°C. Beurrez et farinez un moule à cake. Travaillez le beurre pommade avec le sucre jusqu'à obtenir un mélange pâle et crémeux.
Ajoutez les œufs un à un en mélangeant bien entre chaque ajout. Incorporez ensuite la farine et la levure en deux fois, jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène.
Divisez la pâte en deux parts égales dans deux bols distincts. Dans la première, ajoutez la vanille et mélangez. Dans la seconde, incorporez le cacao tamisé et le lait jusqu'à ce que la couleur soit uniforme.
Versez les deux pâtes en alternance dans le moule, en alternant une cuillerée de vanille et une cuillerée de chocolat, sans chercher à les étaler. Passez ensuite un couteau ou une baguette dans la masse en faisant deux ou trois grands mouvements. Pas plus.
Enfournez pour 45 minutes. Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau : elle doit ressortir propre. Laissez refroidir 15 minutes dans le moule avant de démouler sur une grille.
Le secret du marbrage est dans la retenue. Moins on mélange les deux pâtes, plus le contraste est net et beau à la coupe. Deux ou trois passages de couteau suffisent : on résiste à l'envie d'en faire plus. Conservé dans du film alimentaire, le marbré reste moelleux cinq jours.
Remplacez la vanille par le zeste finement râpé d'un citron non traité dans la pâte claire. Le contraste chocolat-citron est plus vif que le classique chocolat-vanille, et chaque bouchée réserve quelque chose d'inattendu.


